Vous croyez être à l'abri. Loin des tracas et des aigres moments. Mince, quand on a été président du pays le plus puissant du monde on ne
devrait pas être obligé des se cailler la couenne au vent froid de l'Indiana un samedi soir de mai.
Et pourtant, notre Bill Clinton international, le type à la baraka et au cigare fumant, a dû pointer une fois encore aux côté de sa prétendante d'épouse.
Bon sang, à quoi ça pense un super ex-président devenu millionnaires par ses speeches aux quatre coins de la planète, quand sonnent les derniers accords de la guitare de John Cougar Mellencamp et
qu'il est temps de monter sur l'estrade. Dire deux trois mots d'un ton rigolard: "J'ai pas chômé dans l'Indiana ces dernières semaines à me taper une cinquantaine de meetings dans les bleds les
plus paumés de l'Etat"... Puis écouter Le discours "reader digest" d'Hillary en devisant avec l'élu du coin. Peut-être pensait-il à son ancien pote Eltsin; lui personne n'est allé l'emmerder
pendant sa retraite. "Au paradis de la vodka, il doit bien se marrer, le Boris, en me voyant faire le pitre"...
"Chinois empoisonneurs"
Pensait-il à cette foule ingrate dont la moitié commençait à partir et l'autre moitié attendait qu'Hillary lui promette de réduire le prix de l'essence avant de suivre le mouvement? Il a sans doute
vécu des fins de campagnes plus exaltantes. A racler les fonds de tiroirs de l'argumentation pour tenter désepérément d'inverser une tendance toujours favorable à Obama, les Clinton se bousculent
l'un l'autre avec une Hillary qui contredit les positions de Bill sur la Colombie et surtout sur la Chine.
Que n'aura-t-elle pas avancé pour ramasser les derniers délégués de l'Indiana? Qu'Obama n'y connaît rien au peuple pour ne pas souscrire à
l'idée bien démago de supprimer les taxes sur les carburants pendant les vacances. Que les Chinois font rien qu'à envoyer des jouets toxiques aux enfants des States. Et que si ça ne tenait qu'à
elle il n'y aura pas de bannières étoilées lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. Tu vas voir qu'en plus de boycotter le Roquefort, l'empire du milieu va aussi envoyer les
Cinton se faire voir.
Pauvre Bill, lui qui aimait tant intervenir dans les séminaires organisés par les amis du gouvernement chinois... Il a sûrement le blues, et c'est pas un Mellencamp au rabais qui va lui réchauffer
le coeur.
Une caricature qui illustre bien les
soucis actuels des Américains: les rabais sur les taxes d'habitation et le prix de l'essence.