Voilà ce qui arrive quand on fréquente les bas quartiers, les chemins qui ne mènent ni à Rome, ni à Télé-Chiotte et encore moins au
Palmipède domestiqué et bouilli. On se cogne le bec aux canards sauvages et la lame acéré au sabre d'unpirategentilhomme. Le type a du chien, de la classe. Il paraît vivre d'amour et de Pastis dans
un port de musiciens.
Je sais, pour avoir croisé son oeil méchant, qu'il se nourrit aussi de la haine et du manioc frelaté des désargentés. De cette hargne qui lui livre le monde sans fard à ses pieds. Il m'a dit :
"laisse moi la Réunion et ma belle et prends le reste du monde". Je sais que j'y perds au change mais le contrat signé de notre sang mêlé va faire trembler les possédants, ceux qui ont tué les
Indiens d'Amérique et colonisé l'Afrique. Messieurs en perruque, comptez vos Louis d'or avant la razzia des Pirates et des Horribles.