Elan de générosité pour les moustiquaires

Publié le par Franck Cellier

Les Américains sont aussi comme ça. La maman explique à sa petite fille qu'elle vient de voir à la télé qu'un enfant meurt du palu toutes les trente secondes. La petite fille compte jusqu'à trente et fond en larmes.

Un formidable élan de générosité s'est construit depuis quelques années pour envoyer des moustiquaires en Afrique. Des moustiquaires d'une nouvelle génération, imprégnées d'un insecticide capable de tuer les vecteurs de la malaria pendant cinq ans.
L'idée n'est pas révolutionnaire. En 1938, un fonds de l'Unicef s'était mis à récolter les pièces de dix cents pour lutter contre la polio. Mais elle est rassurante quant à l'implication des plus jeunes pour lutter contre le fléau. Le fonds, qui s'est baptisé "Nothing But Nets" (Rien d'autre que des moustiquaires) s'adresse prioritairement aux étudiants. Et le don de base de la pièce de dix cents et passé au billet de dix dollars.
L'évêque Thomas Bickerson, s'adressant à 6 000 jeunes méthodistes, a sorti un billet de dix dollars de sa poche et a lancé: "C'est le prix de votre repas au Macdo ou de votre pizza chez Domino's, mais avec ça, vous pouvez sauver une vie". Immédiatement, l'évêque a reçu sur lui une véritable douche de billets et l'on a ramassé 16 000 dollars sur la scène. "Heureusement que ce n'était pas des pièces", a plaisanté Bickerson.
Nothing But Nets a voulu démontrer qu'il n'était nul besoin de s'appeler Bill Gates, dont la fondation a déjà consacré 1,2 milliards de dollars à la recherche médicale, pour pouvoir participer à la lutte contre la malaria. Avec 10 dollars, vous pouvez acheter et envoyer une moustiquaire en Afrique. Six millions de moustiquaires imprégnées ont déjà prouvé leur efficacité en faisant chuter sensiblement le nombre de cas de palu dans les villages où elles ont été distribuées.

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