La fin d'un "rêve"

Publié le par Franck Cellier

C'est vrai qu'il joue à merveille. Entre autres victoires qu'on a envie de lui attribuer, celle de l'Oscar du meilleur acteur figure en bonne place. Mais là, alors que je le regarde à la télé en train d'annoncer qu'il vient d'atteindre le nombre de votes nécessaires pour être désigné officiellement candidat démocrate à la présidence, Barack Obama semble réellement ému après avoir remercié jusqu'à sa grand-mêre pour ce premier accomplissement. Il pince les lèvres, perd son regard dans la foule, sourit un peu et se tait.
Sur l'autre chaîne, Hillary Clinton dit que ce fut un honneur de disputer la nomination avec un adversaire aussi inspirateur. Un zap plus loin, John McCain travaille dur pour démonter les arguments de son désormais inévitable challenger. L'épreuve sera difficile pour lui tant l'élan démocrate semble puissant et on n'attend plus que l'annonce d'une alliance sacrée entre Barack et Hillary pour le renforcer.
Mais avant de pouvoir s'asseoir dans le bureau ovale, Barack Obama devra quand même faire passer une grosse pilule dans le gosier de chaque Américain. Les futurs électeurs de Barack Obama ne viennent sans doute pas des derniers étages des gratte-ciel. Ils veulent pouvoir croire - "Change we can believe in" est leur slogan - en une "prospérité" partagée. A leur champion de leur faire admettre que lorsqu'il leur promet la "prospérité", il ne s'agit plus de la même prospérité qu'avant, cet arrogant désir d'immense grandeur. La fin du "rêve" et le début de la raison.
Droopy

Publié dans Parole aux Comics

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