Jeudi 12 juin 2008
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Le système d'assurance médical américain est à peu de chose près aussi protecteur et rassurant que l'était l'ouest sauvage du temps des épopées
héroïques.
Telle est la conclusion, sans surprise, de l'association "Families USA", qui vient d'étudier les abus des assurances de santé dans les 50 Etats du pays.
"Le marché de l'assurance santé individuel s'apparente encore au plus sauvage des westerns pour la santé de chaque Américain. C'est un marché caractérisé par de nombreux abus et le plus bas niveau
de protection imaginable pour ses clients", estime Ron Pollak, le directeur de "Families USA". Or, vue la démission du pouvoir fédéral en la matière, seules les législations des différents Etats
pourraient limiter l'engraissement des ces riches assureurs qui laissent agoniser leurs clients.
Hélas il n'y a que 5 Etats sur 50 qui empêchent les assureurs de sélectionner les consommateurs selon leur état de santé en n'acceptant que les très bien portants. Dans la majeure partie du pays,
les assureurs peuvent à tout moment, et sans risque de poursuite judiciaire, refuser de rembourser les frais médicaux d'une personne sur laquelle des experts douteux trouveraient des "pathologies
préexistantes". En général dès que la note du docteur augmente, l'assureur se débine bien que le coût d'une police soit hors de prix, surtout pour ceux dont la famille présente des antécédents
(cancers, problèmes cardiaques, maladies génétiques, etc.).
Dans 45 Etats, l'assureur peut révoquer un client sans préavis. Ce qui se passe souvent quand le client est mourant sur un lit d'hôpital. C'est cynique mais si vous vous plaignez, l'assureur vous
menace de vous faire payer tous les frais médicaux remboursés au cours de ces dernières années sous prétexte que vous auriez pu cacher une "pathologie préexistante". Le client passe alors du rang
de malade à celui de suspect.
Ron Pollak demande au gouvernement fédéral de mettre, au moins, fin aux abus les plus communs en établissant un standard minimum de protection national. Ne serait ce qu'interdire aux assureurs de
dépenser plus d'argent en marketing qu'en remboursement.
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ET LES PIRATES NE MEURENT PAS