Lundi 5 mai 2008
Dimanche matin, il est 10h00, le garçon a cinq ans. Il joue avec sa soeur d'un an sa cadette. Il parvient à trouver le pistolet semi-automatique de son père, James Michael Booher, 24 ans, vigile. Il pointe le canon vers sa petite soeur, appuie sur la gachette. L'arme était chargée. Tuée à bout portant en pleine tête, l'enfant git sur le sol de la chambre à l'étage. Les parents et le reste de la famille, au rez-de-chaussée, entrent en enfer.
Ca s'est passé hier à Indianapolis au numéro 6 000 de la Massachusetts avenue. Ce matin, un commentaire de lecteur, sous l'article de l'Indianapolis Star remarque que les armes des particiuliers font plus souvent des victimes "accidentelles" au sein même de la famille du propriétaire que sur des malfaiteurs dont l'éventuel menace a motivé l'achat.

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Jeudi 24 avril 2008
Grande émotion mardi à Indianapolis, un braqueur a tiré dans l'abdomen d'une femme enceinte de cinq mois avant de s'enfuir. Les faits se sont déroulés mardi matin vers 9h00 dans l'agence de la Huntington Bank, au 2030 de la Post Road. La victime, Katherin Shuffield, enceinte de jumeaux, a été hospitalisée au Mehtodist Hospital. Hier soir, son état était encore jugé critique mais stable et les deux enfants à naître ont survécu à la blessure de leur mère.
Selon d'autres clients, présents au moment du casse, le voleur, un homme noir grand et costaud, avait une cagoule et portait des gants chirurgicaux. Il a fait irruption seul dans l'agence, a ordonné aux gens présents de se coucher. Il a sauté au-dessus du comptoir puis à tiré sur Katherin Shuffield avant de s'emparer du contenu des caisses. Il a tiré un second coup de feu dans une chaise vide, sans blesser personne, avant de s'enfuir.
La police est à sa recherche tout comme elle recherche les auteurs de deux précédents braquages, le 15 février et et le 2 avril.

Vidéo en anglais des réactions du chef de la police et du maire d'Indianapolis




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Mercredi 2 avril 2008
Lorsque les policiers d'Indianapolis sont arrivés au 5400 de la route de Gamble, dans la banlieue sud-ouest de la ville, ils ont d'abord trouvé les corps sans vie d'un homme et d'une femme à l'étage puis celui d'une fille dissimulé sous un tas d'habits. Tous avaient été tués par arme à feu. Un coup de fil au numéro des urgences 911 avait donné l'alerte vers 16h00, mardi. L'interlocuteur appelait alors pour annoncer un meurtre et un suicide. L'hypothèse la plus probable est donc que le mari aurait tué sa femme et sa fille avant de retourner l'arme contre lui. Leur voisinage rapportait pourtant que cette famille ne semblait pas rencontrer de problèmes.

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Lundi 3 mars 2008

Jusqu'à présent, les juges se sont appuyés sur l'état des connaissances en psychologie pour estimer à quel point un accusé est responsable de ses actes. Pourtant, ces derniers mois, les neurosciences ébranlent les certitudes. Il apparaît que les impulsions électriques stimulés par les neurones peuvent conduire certains individus à des comportements inconscients. Aussi les images de scanners de cerveaux font désormais irruptions dans les cours de justice américaines.

A New-York, le neuroscientifique Joseph Zu a exposé le tableau comparatif du cerveau d'une personne normal et de celui de Peter Braunstein pour démontrer que ce dernier souffrait de schizophrénie lorsque, déguisé en pompier, il a kidnappé et torturé une femme. Des scans figuraient également dans le dossier de la Cour Suprême concernant l'application de la peine de mort pour les moins de 18 ans. Devant un tribunal de Floride, les avocats de John Couey, kidnappeur et meurtrier d'une fille de 9 ans, ont également fait appel à l'imagerie médicale pour expliquer que leur client présentait une asymétrie des lobes frontaux qui l'aurait empêché de retenir ses impulsions sexuelles. Enfin, à Montgomery dans le Missouri, c'est encore avec des scans que les avocats d'un assassin qui avait étouffé une femme enceinte pour lui voler son bébé à l'aide d'un couteau, ont tenté de prouver son irresponsabilité.

Dans tous ces cas, les juges n'ont pas retenu les preuves des neurosciences pour se prononcer. Parce que, comme le signale le professeur en droit, Stephen Morse, ils ne se résignent pas à considérer que le cerveau humain se résume à une machine. Mais il est évident que les neurosciences ne feront qu'accroître leur impact sur le système judiciaire américain.


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Lundi 11 février 2008

Sans remettre en cause le droit de chacun de posséder une arme, Olgen Williams, un élu d'Indianapolis déclare qu'il faut quand même trouver un moyen d'en priver quelques énergumènes passablement dangereux. C'est en effet le moins qu'on puisse dire après la mort "accidentelle" d'une fillette de huit ans atteinte en pleine tête vendredi soir. L'enfant regardait la télé dans le salon tandis qu'à l'extérieur, Emmanuel Mc Clendon, 26 ans, tirait une rafale sur la maison de la North White avenue. le tireur en avait contre le père de la fillette et voulait sans doute l'intimider. Il n'empêche qu'au moins six balles ont traversé le mur. Depuis le début de l'année, à Indianapolis, quatre enfants ont trouvé la mort dans ce genre de faits divers.


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