Jusqu'à présent, les juges se sont appuyés sur l'état des connaissances en psychologie pour estimer à quel point un accusé est responsable de ses actes.
Pourtant, ces derniers mois, les neurosciences ébranlent les certitudes. Il apparaît que les impulsions électriques stimulés par les neurones peuvent conduire certains individus à des
comportements inconscients. Aussi les images de scanners de cerveaux font désormais irruptions dans les cours de justice américaines.
A New-York, le neuroscientifique Joseph Zu a exposé le tableau comparatif du cerveau d'une personne normal et de celui de Peter Braunstein pour démontrer que ce dernier souffrait de schizophrénie lorsque, déguisé en pompier,
il a kidnappé et torturé une femme. Des scans figuraient également dans le dossier de la Cour Suprême concernant l'application de la peine de mort pour les moins de 18 ans. Devant un tribunal de Floride, les avocats de John Couey, kidnappeur et meurtrier d'une
fille de 9 ans, ont également fait appel à l'imagerie médicale pour expliquer que leur client présentait une asymétrie des lobes frontaux qui l'aurait empêché de retenir ses impulsions sexuelles.
Enfin, à Montgomery dans le Missouri, c'est encore avec des scans que les avocats d'un assassin qui avait étouffé une femme enceinte pour lui voler son
bébé à l'aide d'un couteau, ont tenté de prouver son irresponsabilité.
Dans tous ces cas, les juges n'ont pas retenu les preuves des neurosciences pour se prononcer. Parce que, comme le signale le professeur en droit,
Stephen Morse, ils ne se résignent pas à considérer que le cerveau humain se résume à une machine. Mais il est évident que les neurosciences ne feront qu'accroître leur impact sur le système
judiciaire américain.
Sans remettre en cause le droit de chacun de posséder une arme, Olgen Williams, un élu d'Indianapolis déclare qu'il faut quand même trouver un moyen d'en
priver quelques énergumènes passablement dangereux. C'est en effet le moins qu'on puisse dire après la mort "accidentelle" d'une fillette de huit ans atteinte en pleine tête vendredi soir.
L'enfant regardait la télé dans le salon tandis qu'à l'extérieur, Emmanuel Mc Clendon, 26 ans, tirait une rafale sur la maison de la North White
avenue. le tireur en avait contre le père de la fillette et voulait sans doute l'intimider. Il n'empêche qu'au moins six balles ont traversé le mur. Depuis le début de l'année, à Indianapolis,
quatre enfants ont trouvé la mort dans ce genre de faits divers.